2000 Non à l’éthanol à partir du maïs grain

Dès juin 1997, l’APIGQ mettait au défi le ministre des Finances de l’époque, M. Bernard Landry, de justifier les subventions accordées (100 milles dollars par emploi) à la production d’éthanol à partir de maïs-grain.

Fort de l’expertise de ses membres, l’APIGQ était déjà bien au fait que la culture de maïs-grain, par l’utilisation à fortes doses d’herbicides, d’insecticides et d’engrais qui lui est nécessaire, était une culture très polluante. En d’autres mots, contamination de l’eau et dégradation des sols avec l’intensification de la culture du maïs-grain sont inéluctables.

Outre l’avis éclairé des ingénieurs du gouvernement, le ministre Landry mettait de côté les avis du ministère des Ressources naturelles, de l’industrie, du Commerce, de la Science et de la technologie, de l’Environnement et même celui de son propre ministère, le ministère des Finances, qui émettaient des réserves sur le projet d’usine d’éthanol.

Ce gâchis écologique débuté sous les péquistes s’est terminé sous les libéraux par la confirmation d’annonces de subvention de l’ordre de 182 M$ en 2005. Le fédéral y ajoute 18 M$.

Pour l’APIGQ, les subventions accordées pour la production d’éthanol à Varennes, située dans le comté du ministre Landry, ne seront qu’un « remake » de l’échec retentissant de l’usine de la betterave à sucre du Mont St-Hilaire. Hélas! Encore une fois, les années nous ont donné raison.

En effet, deux ans plus tard, le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard, convient qu’il s’agit d’une très mauvaise décision. La ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs est aussi d’accord avec son collègue. En tout 200 M$ en pure perte. Le Québec n’a pas les moyens que ses politiciens ne respectent pas l’avais de ses ingénieurs. Pour de plus amples informations, nous vous invitons à consulter l’émission Enquête de Radio-Canada qui, le 8 novembre 2007,  donne raison à l’APIGQ.

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