Fin des études de relativité

2001 – FIN DES ÉTUDES DE RELATIVITÉ SALARIALE

En 1999, Le Centre de recherche minérale devient le COREM et l’APIGQ obtient l’accréditation des ingénieurs qui y oeuvrent. La Cour d’appel rend un jugement sur le banc qui maintient la sentence arbitrale du 15 septembre 1992 dans un dossier de grief relatif aux emplois de niveau plus élevé.

Au regard des relativités salariales, l’évaluation paritaire de l’emploi d’ingénieur (gouvernement – APIGQ) place l’emploi ingénieur au rangement 23, soit deux niveaux de complexité (rangements) supplémentaires à tout autre emploi professionnel de la fonction publique. Cela devrait représenter  une augmentation salariale de plus de 11,2 % pour l’ensemble des ingénieurs, mais il n’y a rien de simple avec le gouvernement et il n’envisage aucun correctif salarial rétroactif.

2001-04-07 Chevrette n'aime pas la grévette des ingénieurs.

À la fin de 1999, plusieurs syndicats ont conclu des accords de principe. La négociation de l’APIGQ est tributaire des relativités salariales. Pour faire pression, l’APIGQ demande la médiation. Le 18 janvier 2000, une rencontre de haut niveau se tient. L’employeur commet l’indécence de proposer une structure à trois niveaux, à coût nul, dont  la rémunération varierait de – 10% à + 10 %. En d’autres mots, l’employeur veut ranger les ingénieurs par rapport aux ingénieurs et non par rapport à l’ensemble des autres professionnels.

Une vaste tournée des sections est effectuée au cours du mois de mars pour mobiliser les membres. Le message des ingénieurs est unanime et très clair. Ils font leurs les propos du ministre des Finances de l’époque, M. Bernard Landry : « Ce n’est pas parce qu’un grief est vieux qu’il est faux. Ce n’est pas non plus parce qu’une injustice se perpétue qu’elle est moins injuste ou que ceux qui la dénoncent sont moins pertinents. » Les ingénieurs sont prêts à attendre et à se battre pour obtenir justice.

Début avril, le gouvernement mentionne qu’il lie tout correctif salarial à une nouvelle structure salariale. Le 25 mai le gouvernement met fin aux études de relativité, s’en remettant à la négociation. Conséquemment, le 27 juin 2000, l’APIGQ et le gouvernement signent un Rapport des études de relativité salariale. Deux de ses chapitres ne sont pas conjoints dont celui portant sur les recommandations à donner au rapport. Bizarrement l’Institut de la statistique du Québec émet de fausses informations sur la rémunération des ingénieurs. L’APIGQ réagit promptement.

L’APIGQ met en branle des moyens de pression. Début août 2000, l’APIGQ formule un grief syndical et un grief collectif pour forcer l’employeur à ranger les ingénieurs par rapport aux autres professionnels. L’audition débutera le 23 février 2001. Le gouvernement achète du temps prétextant qu’il doit faire affaire avec un avocat du secteur privé pour le représenter afin d’éviter tout conflit d’intérêts possible. Les membres se prononcent en faveur d’une grève de temps supplémentaire. Elle débutera le 2 février 2001. Le gouvernement qualifiera cette grève de « grévette ». Cette grévette fait mal. Une entente de principe est signée le vendredi 27 avril 2001.

L’entente prévoit, outre les paramètres généraux d’augmentation de 9 % sur 4 ans accordés à tous les syndicats, une nouvelle structure salariale à 4 niveaux, une augmentation de salaire de 5 % et un montant forfaitaire de 15 M$ couvrant les périodes du 1er janvier 1997 au 1er juillet 2001. La convention est signée en août 2001 et des montants rétroactifs pouvant aller jusqu’à 16 000 $ sont versés en octobre.

L’intégration dans la nouvelle structure reste à faire. Cela ne se fera pas sans difficulté malgré le guide préparé en septembre 2001 par l’APIGQ pour aider les ingénieurs à rédiger leur description d’emploi. Et l’équité salariale au sein du gouvernement ne simplifiera pas les choses…

Suite…