Les études de relativité s’enclenchent

FIN DES ANNÉES 1990 – LES ÉTUDES DE RELATIVITÉ S’ENCLENCHENT

Le Parti québécois revient au pouvoir en septembre 1994. Une entente-cadre sur l’organisation du travail est signée en février 1995 avec plusieurs syndicats de la fonction publique. Cette entente vise à identifier des économies, améliorer l’efficacité des services à la population, etc. L’entente prévoit la mise en place de comités ministériels sur l’organisation du travail (CMOT). L’APIGQ lie son adhésion à l’entente à un déblocage des études de relativité.

Une rencontre avec la Présidente du Conseil du trésor d’alors, Mme Pauline Marois, a lieu en janvier 1995 mais l’APIGQ n’adhèrera à l’entente que le 15 février 1996. En janvier 1996, des ententes ont lieu dans différents ministères pour éviter des coupures de personnel. Le ministère de l’Environnement et Faune (MEF) convient de la première entente de ce type avec les syndicats. Sur une base volontaire, les employés peuvent diminuer leur nombre d’heures de travail. L’argent épargné demeure affecté à la masse salariale. Malgré cela, le MEF supprimera 130 postes  en mars 1997, dont ceux occupés par 18 ingénieurs.

Le 13 juin 1996, l’APIGQ signe une convention prévoyant la poursuite des études de relativité. L’entente prévoit un montant forfaitaire de 0,5 % et des augmentations d’échelles de 1 % au 1er janvier 1997 et 1998. Enfin les parties s’engagent à organiser un Colloque de l’ingénieur. La loi 102 est abrogée. Au cours de cette période, le gouvernement accepte enfin d’incorporer à la grille d’analyse de l’étude interne, les critères de scolarité, du stage obligatoire et des obligations statutaires ainsi que de considérer dans l’étude externe, les montants de rémunération associés aux structures de classification et de rémunération dans les entreprises échantillonnées. Aussi, la conduite simultanée des études est aussi acceptée par le gouvernement.

1996-11-23 Manifestation à Québec contre les coupures proposées.

Au cours de l’automne 1996, le gouvernement veut diminuer de 6 % sa masse salariale. Il souhaite réduire la semaine de travail à même les surplus du RREGOP. L’APIGQ participe à une grande manifestation à Québec le 23 novembre 1996. Des négociations se soldent par un programme de départs volontaires en 1997 (32 000 personnes au lieu des 15 000 prévues se prévaudront de ce programme). L’APIGQ refuse l’entente et fait l’objet le 22 mars 1997, d’une troisième loi spéciale, intitulée Loi (projet de loi 104) sur la diminution des coûts de main-d’œuvre dans le secteur public et donnant suite aux ententes intervenues. La loi prescrit que la réduction de l’équivalent de 1,5 jour de salaire pour l’exercice financier se terminant le 31 mars 1997 s’applique aux membres de l’APIGQ ainsi que les mesures favorisant les départs volontaires d’ici le 1er juillet 1997.

Le 1er décembre 1997, l’APIGQ met en ligne son site internet. Mars 1998, les 230 ingénieurs sélectionnés répondent au questionnaire afférent à l’étude de relativité interne. La collecte de l’information des 13 entreprises visées par l’étude externe se fait simultanément. La phase évaluation de l’étude interne débute au cours de l’été. La nouvelle directive sur la classification entre en vigueur le 14 septembre 1998. L’emploi d’ingénieur se retrouve au sein de la famille d’emplois en sciences et techniques physiques. L’APIGQ s’incorpore en vertu de la Loi sur les syndicats professionnels.

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