Commission Charbonneau

2011 – COMMISSION CHARBONNEAU

Début des années 2010, le scandale des prête-noms, longtemps dénoncé par l’APIGQ éclabousse le génie-conseil. On parle de plus en plus au Québec de collusion, de corruption, de retours d’ascenseur et d’enquêtes policières. L’APIGQ mets sur pied le site www.caisseelectorale.com que des journalistes et des organismes d’enquête utilisent. Elle fait signer à chacun de ses ingénieurs un certificat d’engagement leur rappelant leurs obligations envers le citoyen, le réel patron des ingénieurs du gouvernement.

Septembre 2011, le rapport Duchesneau force le gouvernement à bouger. Dans la foulée de ce rapport, le gouvernement annonce l’embauche de quelque 330 ingénieurs au cours des cinq prochaines années. Le gouvernement accepte de rouvrir la convention pour contrer notamment des problèmes d’attraction et de rétention qu’il avait, à ce jour, jamais reconnus. Une prime de 4 % est accordée à l’ingénieur totalisant 30 années de service. La semaine majorée ( 40 h ) est accessible à plus d’ingénieurs. Enfin, une prime dégressive (8, 6, 4 %) est accordée aux nouvelles recrues en ingénierie.

Enfin, le 9 novembre 2011, la Commission Charbonneau est créée. L’APIGQ souhaite obtenir le statut de participant pour interroger des témoins. La Commission lui accorde le statut d’intervenant. L’APIGQ refuse ce statut. Malgré tout, l’APIGQ maintiendra des liens étroits avec la Commission, lui donnant même accès à sa base de données sur les souscripteurs aux partis politiques.

2011_Paralume_2Dimanche le 31 juillet 2011, des paralumes s’effondrent sur le tunnel Viger à Montréal. Le Québec apprend avec stupéfaction qu’aucun ingénieur du MTQ n’est associé à ce chantier. La conception, la surveillance, la signalisation, etc. sont assumées entièrement par le consortium Dessau-Cima-SNC-Lavalin. Le public apprendra par la suite que la plupart des chantiers du MTQ sont sous la gouverne des firmes de génie-conseil. Bien qu’un rapport d’experts ait mis en cause la conception, au 15 août 2014, aucune firme n’a admis à ce jour sa moindre responsabilité.

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